Sénégalais formés à Polytechnique Paris : que sont-ils devenus (1)

Article : Sénégalais formés à Polytechnique Paris : que sont-ils devenus (1)
1 septembre 2016

Sénégalais formés à Polytechnique Paris : que sont-ils devenus (1)

Mon été 2016 fût riche en rencontres, échanges et découvertes. Parmi ces découvertes, des Sénégalais formés à Polytechnique Paris en font partie. Naturellement, quand on voit les siens accéder aux meilleures filières du monde, on se pose au moins ces deux questions : qui sont-ils ? Et que font-ils à la sortie de ces filières ?

Sénégalais formés à polytechnique Paris

A la vue de cette photo présentée ici, je me suis posée ces questions par simple curiosité. Pour savoir. Pour découvrir. Puis j’ai eu cette envie de partager. Partager avec ceux qui voudront comme moi, savoir tout simplement. Partager avec ceux qui se cherchent et qui pourraient suivre les voies des meilleurs. Partager avec ces jeunes, à qui on fait la promotion de la médiocrité tous les jours. Partager avec ceux qui ne savent pas que les leurs sont tout aussi capables que les géants du monde. Partager pour montrer qu’ils sont peut-être loin mais ô combien acteurs du développement du Sénégal. Partager tout simplement.

Je commence le récit de ces parcours par deux anciens X qui m’ont marquée par leurs parcours assez similaires, leur envie débordante de partager leur expérience mais aussi et surtout leur humilité. Oui oui : humilité, eux qui sont si souvent traités d’arrogants par certains collègues des autres grandes écoles d’ingénieurs. Je vous préviens, cela va être long. Si vous avez le temps, tentez le coup et lisez jusqu’au bout. Et si vous êtes pressés, je vous préconise de lâcher l’affaire. Mais attention, repassez ; ces expériences partagées pourraient vous inspirer.

Lorsque ma demande d’interview fut envoyée à la mailing list des X sénégalais, il fut le premier à me répondre. Il avait rédigé un long email avec un détail de son parcours et à la fin du dit email, il me fit une proposition de rencontre à Paris, puisqu’il y était pour ses vacances. Bien sûr que la prolixe que je suis préfère 10 millions de fois une rencontre physique qu’un parcours détaillé dans un email. Les milles et une choses qu’on pourrait découvrir dans un entretien oral ne pourront jamais remplacer des informations brutes fournies sur une feuille blanche. Lui, c’est Thierno Ly.

Thierno Ly-leregardeminatag@mondoblog.org

Elève au lycée Limamoulaye en série S1, lauréat au concours général (2ème prix de mathématiques), Thierno est arrivé à Paris en 2003 après l’obtention de son baccalauréat avec une mention AB. A l’époque c’était le lycée qui s’occupait de toutes les démarches administratives pour l’obtention d’une pré-inscription en France. La consigne était d’éviter Paris (parce que c’est cher) et de choisir les villes où les élèves avaient des connaissances. Thierno lui, choisit Paris parce qu’il y avait des amis ainsi que l’Université Val de Marne, appelée aussi Paris 12, parce que la filière STPI (Science et Technologie pour l’Ingénieur) n’existait qu’à Paris et dans une autre ville où il ne connaissait personne.

La première semaine à Paris 12 fut un choc pour moi. Le niveau en maths-physique était faible et il m’arrivait souvent de corriger certains professeurs”, raconte-il, un sourire hésitant aux lèvres. Par la suite, Thierno a cherché à changer de filière. L’administration de Paris 12 lui informa que c’était chose impossible, il fallait attendre la fin du premier semestre pour tout changement. Au semestre suivant, il quitta STPI pour faire science de la matière avec des dominantes en Physique et Chimie. Il y fera peu de mathématiques. Cela ne lui convenait toujours pas. Il fit alors des recherches pour une nouvelle université qui le menèrent à Paris 6, communément appelé Pierre et Marie Curie, la meilleure université de France à l’époque. Il fut pris directement en 2ème année à Paris 6 sur dossier. Là-bas, il découvrit le système des prépas intégrées (les universités avec une filière prépa) qu’il rejoignit naturellement.

Ma 2ème année à Paris 6 se passa très bien. Les matières scientifiques étaient de haut niveau et les cours, intensifs” confie-t-il. Il a ensuite passé les concours d’entrée aux grandes écoles (INSA, Supelec et autres) qu’il réussit tous et choisit Supelec. En parallèle, ses professeurs lui avaient conseillé de passer le concours de Polytechnique Paris. Thierno était un étudiant inscrit à Supelec lorsqu’il a déposé un dossier pour intégrer l’X. Il fut pré-sélectionné, puis sélectionné, avant de passer le concours qu’il réussira avec brio. C’est en plein mois d’avril que Thierno Ly quitte Supelec pour rejoindre Polytechnique Paris. Nous étions en 2006.

Ma chance, je pense, c’est d’avoir été le premier de la famille à avoir fait l’école française et d’avoir eu des parents qui m’ont poussé vers le haut. Par la suite, c’est par vocation et passion que je me suis entièrement consacré aux études.

Au même moment, un autre jeune homme, ancien élève du lycée Limamoulaye également, lauréat au concours général et bachelier S1 avec mention Bien, avait lui, directement intégré Paris 6 dès son arrivée en France en 2004. Lui c’est Talla Gueye. Dans une famille, il y a souvent parmi les enfants, le réglo, le bosseur, le gentil le meilleur dans la conduite. Celui que les parents désignent toujours comme l’exemple. Au lycée Limamoulaye, avec la promotion 2005, c’était Talla Gueye, le modèle à suivre. Les élèves de Terminale de la seule S1 du lycée Limamoulaye et de la classe pilote S2F (à l’époque il existait le système de classe pilote où le lycée Limamoulaye mettait les meilleurs élèves de chaque série dans une classe) se souviendront de lui. Tous les professeurs de maths, physique et chimie rappelaient sans cesse son génie aux élèves. Quand on lui rappelle cette anecdote, il ne tarde pas à préciser qu’ils y en avaient des plus intelligents que lui mais qui ont été distraits en cours de route par le football ou contraints de travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles. “Ma chance, je pense, c’est d’avoir été le premier de la famille à avoir fait l’école française et d’avoir eu des parents qui m’ont poussé vers le haut. Par la suite c’est par vocation et passion que je me suis entièrement consacré aux études.” conclut-il, d’une voix posée et assez gênée.

Talla Gueye-leregardeminatag@mondoblog.org

Si Talla avait directement rejoint Paris 6 après son Bac, c’est parce-qu’il a eu ce qu’il appelle un “éclaireuret cet éclaireur n’est personne d’autre que Thierno Ly. “Thierno est l’une de ces personnes qui non seulement réussissent mais aident également les autres à réussir. Il m’a énormément apporté dans ma vie scolaire tout comme Cheikh Tidiane Diagne, cet autre aîné qui m’a fourni de prestigieux conseils sur mon parcours professionnel. Nous étions nombreux à bénéficier de leur aide lorsque nous étions au lycée.” confie Talla, enthousiaste. En effet, Thierno et Talla se connaissaient depuis Dakar. Ils ont fait le même lycée. Quand Talla était en 1ère, Cheikh et Thierno étaient en Tle. Ce dernier partageait avec Talla et d’autres, ses cours et exercices de Terminale. Arrivé en France, Thierno continuait à informer son cadet depuis Paris des formations d’excellence existantes sur place. “ Sur les conseils de Thierno, j’ai directement intégré Paris 6 et évité les mauvaises surprises qu’il a eues à son arrivée en France.” Se rappelle-t-il.

 

Sénégalais formés à Polytechnique Paris-leregardeminatag@mondoblog.org

Les deux jeunes de Limamoulaye se sont donc retrouvés à l’X. Si le choix de Thierno pour Polytechnique Paris a été motivé par les professeurs dans un premier temps, puis attiré par le prestige de l’école, celui de Talla est tout autre. En effet, ce dernier, à 18 ans, avait une vision claire de ce qu’il voulait faire : un doctorat en mathématiques et devenir enseignant. Au fil des ans et face à une certaine situation familiale, il opta pour un compromis entre sa passion, les mathématiques, et l’opportunité de finir rapidement les études et d’avoir une très bonne situation pour aider les siens. Donc avant d’intégrer l’X, Talla avait passé et réussi le concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Paris pour devenir enseignant. Il s’est retiré de l’ENS pour intégrer l’X en plein mois d’avril 2007.

Les choix professionnels après Polytechnique Paris

Aujourd’hui Talla et Thierno se sont retrouvés salariés chez Total par le plus grand des hasards. Ce n’est ni le cadet qui a suivi l’aîné, ni l’éclaireur qui a conseillé son poulain mais un bienheureux concours de circonstances.

Pour Talla, la filière d’ingénieur à l’X lui permettait de travailler toutes les matières qu’il aimait : mathématiques, mécanique, physique, chimie, informatique,… « Je ne me suis pas du tout ennuyé à Polytechnique car je touchais à tout et je voulais retrouver cet aspect multi-discipline dans mon futur job. Le domaine du pétrole répondait à ces exigences et Total est l’un des meilleurs dans le secteur”. Argumente-t-il. En effet pour Talla, rejoindre Total lui permettait d’appliquer toutes ces disciplines scientifiques dans son travail de tous les jours. « De plus, je voulais évoluer dans un environnement international et Total m’offrait l’opportunité de changer de pays tous les 3 ans en moyenne« . Poursuit-il Talla a ainsi rejoint Total depuis 6 ans maintenant. Il a fait 2 ans à Paris et depuis 4 ans, il évalue et optimise la production de champs offshore (des réserves de pétrole) au Nigéria . Il réalise également des travaux de développement et de prévision de la production de pétrole d’ici 20 ans. Dans quelques mois, il s’envolera au Moyen Orient, à Abu Dhabi, pour dit-il, être au coeur de la zone qui a la plus grande réserve de pétrole mais aussi être davantage sur le terrain pour approfondir ses connaissances et compétences. “Plus tard, je souhaiterai utiliser ces expériences acquises sur le terrain pour servir le Sénégal. Et ce dès que l’opportunité se présentera”. Ajoute-il.

Quant à Thierno, c’est à cause de 2 malheureuses expériences qui l’ont conduit dans le domaine du pétrole puis courtisé par Total avant même l’obtention de son diplôme. En effet, en 2ème année à l’X, le jeune polytechnicien avait effectué son stage de découverte à l’office National de l’Aéronautique et Aérospatial, l’ONERA (l’équivalent de la NASA à la française). Expérience qu’il avait aimé et qui l’avait poussé en 3ème année,  à faire ses choix de matière qui répondaient aux besoins de sa passion nouvelle : l’aéronautique et l’aérospatial.

Au bout de 3 mois, j’arrive et je n’avais même pas accès à l’intranet. J’étais tout seul dans un bureau et mon encadrant à l’époque avait mis tout ce dont j’avais besoin pour travailler dans un disque dur et m’a dit « Tiens, tu travailles avec ça ».

Lors de son stage de 3ème année, l’ONERA l’avait recontacté pour une opportunité de 6 mois. Proposition que l’élève ingénieur accepta avec enthousiasme. Durant ce stage, il a eu la mauvaise surprise de constater que c’était un domaine fermé aux étrangers. La première mauvaise expérience était qu’il avait dû attendre 3 mois après le Go de l’ONERA avant de débuter sa mission. Une enquête pour vérifier qu’il n’avait aucun antécédent était passée par là. « Au bout de 3 mois, j’arrive et je n’avais même pas accès à l’intranet. J’étais tout seul dans un bureau et mon encadrant à l’époque avait mis tout ce dont j’avais besoin pour travailler dans un disque dur et m’a dit « Tiens, tu travailles avec ça » ». Confie-t-il, un large sourire aux lèvres, la tête acquiesçant la surprise qui se lisait sur mon visage.

Je fus interdit de participer à ces rencontres du fait de ma nationalité sénégalaise.

Sa 2ème mauvaise surprise apparut dans un long projet avec une équipe de 5 personnes où ils devaient créer un satellite gravitant autour du soleil. “Nous avions récolté des informations sur le projet et lorsque nous devions rencontré des experts du domaine pour échanger sur le projet, je fus interdit de participer à ces rencontres du fait de ma nationalité sénégalaise. Il fallait être Français ou ressortissant de l’UE pour assister à ces réunions car classées top secrètes par soucis d’espionnage technologique.”Raconte-t-il.

Avec ces deux mauvais souvenirs, Thierno comprit que son statut de non Européen ne lui permettrait pas de travailler dans ce domaine. “J’ai dû changer tous mes plans pour la 4ème année »précise-t-il. En effet, pour sa 4ème année, Thierno avait postulé à Supaero, Mines, Pont et chaussées pour y étudier de l’aerospatial. Après ces terribles expériences à l’ONERA, il a cherché un secteur dans lequel il pouvait s’épanouir en Afrique. Et le pétrole s’est imposé à lui naturellement. « J’ai ainsi effectué ma spécialisation en 4e année à l’ENSPM (Ecole Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs), aujourd’hui appelée IFP (Institut Français du Pétrole). Avant même l’obtention de mes 2 diplômes (X et IFP), j’ai été embauché chez Total S.A. en septembre 2009 où je travaille depuis 7 ans maintenant » Conclut-il. Tout comme Talla, Thierno a également intégré une filière chez Total qui lui permet de bouger régulièrement. « J’ai commencé en tant qu’ingénieur réservoir (une branche des géosciences) de 2009 à 2011. Ensuite je suis parti au Nigéria en tant qu’ingénieur « Well performance » (gestion de la productivité et de la performance des puits) pendant 2 ans. De 2013 à juin 2016, j’ai été affecté au Gabon en tant qu’architecte pétrolier (connu sous le nom d’Ingénieur Planning et Développement dans le monde anglo-saxon) ». Précise-t-il. Lorsque nous nous sommes rencontrés en début août, Thierno s’apprêtait à s’envoler pour l’Angola pour s’occuper de la coordination des campagnes de revamping des plateformes pétrolières offshore de Total.

J’ai envie de partager cette réalité pour dire à ceux qui le vivent qu’ils ne sont ou n’ont pas été les seuls mais aussi et surtout pour éviter que d’autres le vivent.

Tout comme moi, vous pourriez vous demander pourquoi il a accepté de parler de ces mauvaises expériences à l’ONERA. Sa réponse m’a encore confirmée la générosité de cet homme dans le partage d’expérience. «J’ai envie de partager cette réalité pour dire à ceux qui le vivent qu’ils ne sont ou n’ont pas été les seuls mais aussi et surtout pour éviter que d’autres le vivent ». Réplique-t-il, sur un ton ferme.

Les liens avec le Sénégal

Reconnaissance. Tout au long de mes échanges avec Thierno et Talla, j’ai senti leur fort sentiment de reconnaissance envers le Sénégal. Ils font parti de ces milliers de jeunes sénégalais qui affirment qu’au delà du mérite, de ne jamais pouvoir sortir du pays s’ils n’avaient pas obtenu la bourse du gouvernement et s’il n’y avait pas eu une administration de leur lycée qui s’est occupée de leur demande de pré-inscription dans les universités françaises. En plus de leur bourse qu’ils partageaient avec leurs familles restées au pays dès leur première année en Occident, ils se sont lancés dans divers projets en destination de leurs proches et des élèves du lycée Limamoulaye.

Nous sommes nombreux à être boursiers et à être volontaires pour assister les plus jeunes mais nous n’avons pas de structures officielles et sûres pour le faire

C’est ainsi que Talla initia, avec d’autres camarades de promo, un projet qui vise à  distribuer des manuels scientifiques au programme aux élèves, les orienter, soutenir les plus démunis en mettant des professeurs à leur disposition pour des cours particuliers et aider ceux qui veulent continuer leurs études supérieures dans leurs démarches administratives au Sénégal et une fois dans leur pays d’accueil. “Le plus important pour moi est d’aider ceux qui vont arriver en France et que ces derniers puissent rendre l’appareil à d’autres.” affirme-t-il. Toujours dans cette logique d’aide aux cadets, Talla a émis l’idée d’un système de remboursement de la bourse à la fin des études et ce avec un certain pourcentage. L’objectif étant de soulager les plus démunis et que ces derniers continuent la chaîne d’aide. “Nous sommes nombreux à être boursiers et à être volontaires pour assister les plus jeunes mais nous n’avons pas de structures officielles et sûres pour le faire”. Renchérit-il. Tout comme Talla qui s’est totalement engagés dans des projets éducatifs, Thierno a également beaucoup investi dans l’éducation. Ainsi avec son frère, il a créé l’école privée Mamadou Dia aux parcelles assainies, dans la région de Dakar. De plus, il a investi dans les transports afin de rendre financièrement autonomes certains de ses proches et participer ainsi à l’économie du pays.

Le retour au pays

J’aurai tellement voulu que les dirigeants sénégalais aient cette politique de venir chercher dans la diaspora, les profils qui ont des compétences pointues dans certains domaines. Cela ne pourrait être que bénéfique pour le pays.

Je suis très attentif aux offres du marché dans le domaine du pétrole au Sénégal. Il y a des projets et des entreprises qui émergent. Si j’ai une offre qui prend en compte mes expériences dans le domaine et qui me permet de vivre décemment au pays, je rentrerais sans hésitation”. Confie Thierno. Par ailleurs, il déplore que l’Etat du Sénégal finance les études de certains fils du pays et que ce soit la France qui profite de ces talents. Et c’est cette même France qui se plaint de ses étudiants qui partent aux US pour terminer leurs études. “J’aurai tellement voulu que les dirigeants sénégalais aient cette politique de venir chercher dans la diaspora, les profils qui ont des compétences pointues dans certains domaines. Cela ne pourrait être que bénéfique pour le pays.” Conclut-il, sur un ton triste.

Quand à Talla, la question du retour dépendra des opportunités qui se présenteront à lui. En attendant, il estime être utile au pays même en étant loin. “Je retourne au Sénégal 4 fois dans l’année pour me consacrer aux projets éducatifs évoqués et d’autres que je ne pourrais étaler tant qu’ils ne seront pas réalisés. Ces retours fréquents me permettent aussi de prendre état de la situation du pays et des possibles projets comparés à ce qui se fait de mieux à l’étranger. Conclut-il, optimiste.

Entre émotion, questionnement et espoir

Mon père était fier quand il a vu cette photo de moi avec l’uniforme de l’X. Tu vas devenir policier me demandait-il souvent sur un ton moqueur.

On en arrive à la fin du récit de ces deux parcours et j’avoue que pendant la rédaction de ce billet, je suis passée par toutes les émotions. La fierté. Talla et Thierno sont issus de familles très modestes, où ils étaient les seuls à avoir fait de grandes études. En quittant le Sénégal, ils portaient déjà un certain poids social et familial sur leurs épaules. Ils ont eu un parcours atypique excellent à l’étranger avec des parents qui ne mesuraient pas forcément l’ampleur du travail de leurs fils. “Mes parents n’étaient même pas au courant que j’avais intégré Paris 6, polytechnique Paris et aujourd’hui Total. Je ne leur ai rien dit, car ils ne comprendraient pas”, me disait Thierno. Quant à Talla, les siens  ne connaissaient pas non plus le prestige de cette école, mais ils savaient que leur fils s’en sortait très bien. “Mon père était fier quand il a vu cette photo de moi avec l’uniforme de l’X. Tu vas devenir policier me demandait-il souvent sur un ton moqueur”. Raconte Talla. Si vivre dans un tel cadre familial les a réussi, d’autres en auraient pu être bloqués. D’où encore leur mérite.

Sénégalais formés à Polytechnique Paris-leregardeminatag@mondoblog.org

Ensuite, j’ai découvert en eux de vrais ambassadeurs du Sénégal et de véritables investisseurs. Ils ont beaucoup investi dans les transports, l’immobilier et l’éducation au pays. Certains projets ont abouti et d’autres sont en cours de réalisation. Et là un tourbillon de questions se déclenche dans ma tête. Seraient-ils capables de faire tous ces projets s’ils étaient restés au Sénégal?  Un Thierno et un Talla sont-ils moins patriotes que celui qui a laissé toutes les opportunités en Occident pour retourner chômer au pays (au nom du patriotisme et du “être chez soi”)? Ne peut-on pas être à l’étranger et avoir plus d’impact sur son pays? Qu’est-ce qui compte finalement : être au pays ou agir, faire pour le pays? J’extrapole et je me suis demandée si les Français qui partent en Chine et au Japon pour ouvrir des restaurants et vendre ainsi la gastronomie française, sont-ils moins patriotes que ceux qui sont restés? Ces mêmes Français qui partent en Grande Bretagne pour créer des entreprises et revenir investir en France, sont-ils moins patriotes que les autres qui travaillent en France ? Je n’ai pas toutes les réponses mais chaque concerné pourrait y réfléchir et y répondre.

Je sors de ce tourbillon de questions et je me replonge dans un autre. Comment expliquer que le Sénégal ait récemment découvert du pétrole et qu’il n’ait pas contacté ses meilleures ressources dans ce domaine. Polytechnique Paris forme des futurs dirigeants. En France, ils sont à la tête de grandes entreprises. Certains pays étrangers “récupèrent” leurs meilleurs profils sortant de l’X et des grandes écoles d’ingénieurs pour les placer sur des secteurs clés du pays. La Côte d’Ivoire l’a fait, il fut un temps. Pourquoi ne pas créer cette atmosphère, cette ambiance, cette ouverture au Sénégal? On parle d’une jeunesse en défaut de repères alors que nous ne mettons pas les meilleurs au devant de la scène. Pourquoi ne pouvons-nous pas voir un Talla ou un Thierno dans les affaires de la cité de Mamadou Ibra Kane (c’est un exemple parmi d’autres) pour débattre sur le pétrole? Sur notre pétrole?  Pourquoi nous ne les impliquons pas tout simplement? Ici je parle de Talla et Thierno, mais je peux facilement le généraliser en parlant de tous ces jeunes brillants vivant au Sénégal ou dans la diaspora qu’il faudrait rappeler, récupérer, valoriser …

Et je terminerai avec une note d’espoir. Autant j’ai été marquée par le désir ardent de ces jeunes hommes d’aider et de partager leurs expériences, autant j’ai été surprise de constater que leur volonté d’aider se heurtait à une absence de structure officielle et fiable. En effet, ils font partie de ces nombreux boursiers de l’Etat du Sénégal, aujourd’hui salariés, prêts à participer à un système de remboursement total de cette bourse. Ce remboursement se fera dans le temps, en fonction des moyens de chaque ancien boursier. Ceci dans le but d’aider d’autres qui puissent avoir eux aussi leur chance. Thierno et Talla  réalisent déjà des projets et ils semblent désireux d’en faire plus. Mais à qui s’adresser? Peut-être à toi qui me lira. A toi qui trouveras que c’est un défi que tu pourrais relever. Un projet qui pourrait t’intéresser. Peut-être au gouvernement qui met autant d’effort pour que ses meilleurs éléments quittent le pays et peu de moyens pour garder la trace de ces derniers et les récupérer systématiquement. J’ai espoir.

Je garde espoir aussi pour un meilleur système organisé par la génération décomplexée que nous sommes. J’ai espoir que nous créerons les futurs médias qui feront appel aux meilleurs de leurs domaines afin de nous informer au mieux. Des organes de presse qui mettront en avant sur les plateaux de télé et stations de radio, ceux qui savent, inspirent et donnent l’exemple. Et surtout j’espère qu’ils feront la démarche d’aller les chercher. Oui parce qu’il faudra aller les chercher, les dénicher, comme le font les plus grandes nations du monde. Ils ne viendront pas d’eux mêmes. Les tonneaux pleins ne font pas de bruit.

Je garde espoir et espère que ceux d’entre nous qui aspirent à diriger le pays demain, prennent en compte dès maintenant cette nécessité de prôner, récupérer, utiliser et d’appliquer l’excellence. Et enfin, j’ai espoir que les futurs chefs d’entreprises parmi nous iront chercher ces meilleurs profils partout où ils se trouveront.

J’ai adoré échanger avec ces fils du Sénégal et citoyens du monde. Ils incarnent réellement le travail, la générosité et l’humilité. Croyez-moi, si je le répète, c’est parce-que ce ne sont pas que de simples mots. Merci à toi le courageux qui a lu jusqu’ici. Sache que Thierno se dit prêt à échanger avec toi si jamais tu veux en savoir un peu plus sur son parcours, ou si tu veux intégrer Total (en stage ou CDI) ou encore, si tu veux échanger sur le sujet du pétrole en Afrique. En outre, si tu es collégien ou lycéen, Talla te donne rendez-vous à l’association sakku Xam Xam pour te prêter des livres, t’orienter et t’encadrer. Pour les amoureux de la lecture, il vous recommande, le “Discours de la méthode” de Descarte (livre qu’il lit 3 fois dans l’année et qui lui donne à chaque fois, de nouvelles perspectives) et “Cosmos” de Carl Sagan. Pour les philosophes, il pense que vous devriez lire , si ce n’est pas encore le cas, “L’Alchimiste” de Paolo coelho et “La ferme des animaux” de Georges Orwell.

Aminata THIOR

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Commentaires

Mara
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Mach'Allah a eux.Merci Aminata pour votre générosité

Aminata
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Merci Mara pour votre commentaire :-).

Mous
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Thior dègue toumaleu dè !!!!

Aminata
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Si tu me lis, c'est parce-que ya ngui may deg :-)

Pape Birane

Excellent billet Amina, la jeunesse a besoin de se référer à ces sources intarissables. Puis je partager le billet sur mon blog et sur les réseaux sociaux? Bonne compréhension!

Aminata

Hello Pape Birane!

Merci pour ton commentaire! Bien sûr, tu peux le partager où tu veux (en indiquant juste la source)!

Laisse moi le lien de ton blog! J'y ferai un tour pour découvrir tes écrits :-)

Aminata

Mor Fassa NDIAYE
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Félicitation Amina pour cet investissement humain .Bravo à nos deux champions Thierno et Talla mon homonyme que j aurai bien voulu rencontrer ou avoir leurs contacts pour echanger avec eux.

mame touba
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Tres belle analyse mais j'ai l'impression que vous venez decouvrir une réalité qui existe depuis plusieurs décennies.
En plus j'ai pas compris l'allusion faite au patriotisme et la comparaison entre ceux qui sont rentrés au pays et ceux deux personnes qui travaillent dans un domaine dans lequel il n'y avait pas de perspectives de travail au Sénégal.
Merci bcp

Aminata
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Hello. Merci pour votre commentaire.
"Très belle analyse mais j’ai l’impression que vous venez decouvrir une réalité qui existe depuis plusieurs décennies" : Pouvez-vous préciser votre remarque svp (quelle réalité) ?

"comparaison entre ceux qui sont rentrés au pays et ceux deux personnes qui travaillent dans un domaine dans lequel il n’y avait pas de perspectives de travail au Sénégal." Il n'y a pas de comparaison faite entre CEUX qui ... et ces 2 personnes. Je pars d'un fait, d'un constat et je pose des questions génériques (subjectives certes). Pour l'illustrer, j'écris : "UN Thierno, UN Talla...". ça aurait pu être un autre Massamba de la Diaspora (sauf que ce sont eux qui sont cités dans ce billet). Et j'enchaine avec des questions génériques : Ne peut-on pas être à l’étranger et avoir plus d’impact sur son pays? Qu’est-ce qui compte finalement : être au pays ou agir, faire pour le pays?(là encore, il ne s'agit pas uniquement de Thierno et Talla. Tout Sénégalais de la Diaspora pourrait (j'ai bien écrit "pourrait") se sentir concerné).

Diadhiou
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Vraiment cette article mérite d'être publié dans tous les journaux. Bravo Aminata, notre jeunesse a besoin des références comme ces Monsieur plutôt que de passer à longueur de journée de nous soûler avec ces gars dont leur ratio muscle/intelligence est > 1. Je me souviens de Talla Ben saliou etc de même promo que moi, Talla un mec sérieux cool et bosseur. Par contre thiérno ly était notre référence. Merci Aminata.

Aminata
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Hello Serigne,

Merci beaucoup pour votre témoignage et n'hésitez pas à partager le billet avec ceux qui pourraient être intéressés dans votre entourage :-)

LY
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Merci à toi aminata d'avoir écrit cet article.
Je suis l'épouse de thierno ly et je ne peu dire à quel point je suis fière de lui. Fière de se qu'ils sont devenus fière d'avoir assister à leur réussite. Merci à toi

Aminata
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Merci beaucoup Mme Ly. J'imagine bien votre fierté. Votre mari est généreux dans le partage de connaissances et d'expériences. Et dire que je n'ai pas tout écrit (salaire, investissement, problématiques de plafond de verre ...).

Tall
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Je suis très fier de Thierno et de Talla mais également d'Aminata,
Continuez tous ainsi et bonne continuation sur tout !!

Je suis également un ancien du lycée Limamou Laye et je peux vous assurer que la générosité de Talla ne date pas de cet article, ça remonte de loin.

Aminata
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Hello Kader,

Merci beaucoup pour votre témoignage :-)

Mor diop seck
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Bluffé oui je le suis!!. Par votre article pas courte on peut dire mais que j'ai eu un plaisir immense à lire mot par mot pour ne pas dire savourer chaque mot ce qui m'a aussi permis d'apprendre beaucoup de chose sur ses sénégalais patriotes ils le sont mais à mon simple avis ils ne devraient pas attendre qu'on leur tend la main pour venir aider. Car ce pays est la leur .merci pour votre aarticle de la part d'un jeune étudiant qui veut devenir grand .

Aminata
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Merci Mor pour votre commentaire. Ils n'attendent pas, ils sont déjà dans l'action. Je suis sûre que "vous êtes déjà grand" et vous le serez encore davantage :-)

Madiop NDIAYE
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J'ai la paresse de lire mais cette fois-ci j'ai tout lu. Chaque est une expérience nouvelle,c'est texte plein d'enseignements. Vraiment je suis tout à fait d'accord avec le remboursement de la bourse. Moi qui vous parle,je suis ingénieur génie électrique de ESP de Dakar... merci pour cet article si riche

Aminata
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Merci Madiop d'avoir tout lu. Je suis une prolixe dans la vraie vie et je le suis également dans le virtuel (ça se voit avec la longueur de mes billets). Mais je me soigne, j'essaierai de faire moins long :-)

racine fall
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Merci à vous aminante,je constate qu'à l'image de ma mère toutes les aminata son magnifique.Depuis que je lit des articles sur le net c'est la première fois je sur d'un aussi bon qualité sans parler de sa dimension instructive et inspirante.. J'attend impatiemment de lire d'autres thierno et Talla. Je ne peut terminer ces propos sans dire mon vœu d'échanger avec thierno et aussi pouvoir connaître le moyen d'être toujours au faites de vos publications..
Encore Merci pur ce travail de génie!

Aminata
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Hello Racine,

Merci beaucoup pour vos compliments.

Tu peux contacter Thierno via sa page fcb (il est très réactif en général). S'il ne répond pas, dites le moi, je vous passerai son email.
Voici sa page fcb : https://www.facebook.com/thierno.ly.79?fref=ts

Sinon pour ne pas rater les publications sur le blog, vous pouvez liker la page Facebook du blog ici : https://www.facebook.com/Le-regard-de-Minatag-714877148613494/?fref=ts

Au plaisir ...

Omar
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Mashallah, je salue le couarage, l'ambition, la passion aux études qui nous lie, le patriotisme et surtout la générosité de ces deux références, également ainés de Lymamoulaye; tout en magnifiant la belle plume et l'engagment de rédactrice Aminata qui me fait penser Maimouna Thior, promotionnaire, une soeur.

Merci

Aminata
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hahaha. Merci à vous Serigne pour ce commentaire!

darou
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Tres bon article.
ces 2 la sont des cracks. Kan meme mon petit conseil serait qu"il pense a ouvrir un start up au pays a l avenir.parce que le sénégal meileur dont on parle ne peut se passer qu entre les mains de ces jeuned comme eux.

Aminata
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Merci Darou pour votre commentaire. Ils vous lisent donc ils verront votre conseil :-)

Che...
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Merci Aminata pour cet bel article. Cet article va inspirer beaucoup de jeunes s'il est publié dans les journaux locaux et dans les lycées du Senegal.

Je vous proposerai de faire un entretien avec un certain Khadim Fall (son entreprise s'apelle Diotali_voir facebook), il fait partie aussi de ces jeunes surdoués qui ont eu l'occasion de retourner au Sénegal apres une experience professionelle à l'étranger (Japon).

It's time for African to celebrate success in order to inspire new generations.

Cdlt/Rgds

Aminata
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Hello Cheikh,

J'espère qu'il inspirera des jeunes, j'espère. C'est aussi un des objectifs. Sinon oui, j'attends votre proposition d'entretien avec Mr Fall :-)

BA
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J'avoue que c'est un article très instructif pour moi par exemple qui est un jeune senegalais nouvellement admis à l'école polytechnique de Paris. J'avais en tête des projets aéronautiques mais l'expérience de Thierno ma réfléchir davantage. Je vous en remercie

Aminata
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Hello Alima,

Garde toujours tes projets aéronautiques en tête. Ne te mets pas encore de barrières :-). Je prendrai tes coordonnées auprès de Louis et on échangera sur le sujet si tu veux :-).

BA
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Ouï Aminata Rien ne ferait plus plaisir. Je serais carrément à l'écoute. Est ce que je pourais avoir vos contacts ??

Aminata
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Great. Voici mon email : aminata2s@gmail.com

Diatou
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Merci Aminata pour cet article. Thierno et Talla sont des personnes à présenter au grand public pour montrer à la jeunesse les références à suivre. Personnellement ce billet me donne encore espoir pour ceux qui n'ont pas toujours eu la vie facile, par contre il me rend triste quant à l'opportunité qu'aurait pu saisir nos autorités pour que leurs potentiels puissent nous être utiles. En tout cas merci et bonne continuation à tous les trois.

Aminata
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Merci à vous Diatou pour votre commentaire. Je partage ta tristesse et ton espoir :-)

Saliou Mbacke
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Merci Sokhna Aminata pour cet article ,je suis eleve en Tle S2 et je veux devenir ingenieur agronome incha allah . votre article est tres intressant pour moi, ca m'a permi deja d'avoir un appercu. Je felicite egalement S.Talla et S.Thierno pour leur parcours

Aminata
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Hey Saliou, contente que vous l'ayez trouvé intéressant. Je pense beaucoup à des profils comme vous quand j'écris ce genre de billets. Go et visez haut et toujours plus loin :-)

Baayraan
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Merci et bravo pour cette initiative de nous faire découvrir ces enfants du pays, ainsi que leurs parcours respectifs. En faisant cela, vous établissez de manière généreuse des repères concrets et réalistes dont leurs jeunes compatriotes pourront se servir pour réussir. C'est d'autant plus "inspiré" que ces deux premiers modèles sont d´origines modestes (familles, quartiers, écoles).

Gàcce ngaalaama à vous trois, attendons avec impatience la suite de cette "Recherche des Cerveaux Enfouis " dans l'anonymat de la France et au-delà, démontrant aussi qu'ils ne se sont pas "enfuis".

Aminata
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Merci beaucoup Baayraan pour vos mots. Nous devons apprendre à mettre en avant nos talents/pépites/monuments/artistes... Pas besoin d'aller loin :-)

Seck Idrissa
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Bravo! A l'auteur. Aux exemples cités.A ce Senegal là. Merci

Aminata
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Et merci à vous Idrissa de nous avoir lu Talla, Thierno et moi :-)

Youss
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Merci aminata pour ce partage, article très interessant. Je suis très fier du parcours deTalla et thierno même si je ne les connais pas.

Aminata
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Merci Youssou pour votre commentaire :-)

Papis Diémé
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Gracias Aminata pour la générosité et la grandeur d'âme dont vous avez fait montre. Nul doute que cet article créera un déclic chez certains citoyens épris d'amour pour leur pays et de désir de voir briller les étoiles scolaires et universitaires sénégalais dans le firmament du savoir universel. ....

Aminata
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Merci Papis pour votre commentaire. C'est aussi mon objectif de créer un déclic chez certains (jeunes surtout) avec ce genre de billet :-).

NDAO
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Merci pour ce beau reportage et nous sommes fiers de ces dignes fils du pays. Bonne continuation

Aminata
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Merci Moustapha pour votre commentaire

LO MARIE
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Vraiment merci pour cet article Aminata. ce pays a vraiment d'exemple comme Talla et Thierno ! du courage et bonne chance à eux pour la suite !

Aminata
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Merci Marie pour ton commentaire. Oui les exemples existent et pas besoin d'aller loin pour les trouver...

Ena
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Excellent article. Nul (que je sache) n'avait touché à ce sujet auparavant. Bravo à ces jeunes sabre-au-clair et j'espère qu'ils trouveront le moyen de mettre leurs immenses compétences au service du Sénégal et de l'Afrique dans l'avenir.

Aminata
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Merci Mary pour votre commentaire :-)

DIOP Mbacké
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En tant que ancien élève du Lycée SLL (promo 2004) et pensionnaire de la fameuse classe TS2F je suis bien content de découvrir que des anciens camarades constituent une partie de l'élite sénégalaise un peu éparpillée partout dans le monde.

je salue aussi ce travail d'investigation portant sur des ressources humaines que notre cher pays a bien besoin et ne fait malheureusement pas l'effort nécessaire pour leur rapatriement. Ce qui est bien possible (car comme indiqué des pays africains le font actuellement tel que le Maroc, la CI, ...) à condition d'avoir un environnement économique adéquat pour l'intégration de telles ressources. L'effort des dirigeants doit se focaliser sur la création d'un tel environnement.

Aminata
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Merci Mbacké pour votre commentaire. Nous sommes d'accord sur la nécessité de "récupérer" ces compétences.

Aminata
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On est en phase Mbacké. Merci pour votre commentaire et témoignage :-)

Bouba
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Merci pour cet article. J'ai eu l'opportunité de connaître ces 2 talents au lycée. Leurs parcours ne me surprennent pas vu leur niveau intellectuel qu'ils avaient déjà au lycée. Bravo à eux.

Aminata
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Merci beaucoup Babacar pour votre témoignage :-)

Aminata
Répondre

Merci Bouba pour votre témoignage :-)

Ibrahima diop
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Article intéressant et qui vient a son heure quand on voit toute l agitation qui il y a autour de la découverte des gisements de pétrole dans notre pays il y'a vraiment de quoi s interroger sur les compétences susceptibles de partager leur expérience ou de conseiller l état dans ce domaine et Merci encore une fois pour la beauté de la plume !!!

Aminata
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En tout cas, ils ne pourront pas dire que "Nous n'avons pas les ressources humaines qualifiées" car elles sont bien présentes :-).

Merci pour votre commentaire.

Fadal
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Très intéressant...mais dommage que 1/1000 bénéficie de cette bourse et en plus ça serait très intéressent d'intégrer dans les écoles un service d'orientation et d'approche psychologique aux élèves pour pouvoir très tot dénicher les surdoués pour préparer leur orientation sur les métier à venir et qui auront un impact direct sur le développement de l'Afrique...

Aminata
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Oui ce serait top d'avoir ce genre de structures depuis le primaire même. Après il faut que cela vienne de là haut pour faciliter les choses (mais cela ne veut pas dire qu'un privé ne pourrait pas s'y atteler).

ba
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Tres bon article je me souviens bien de thierno ly un mec tres humble machalah.on etait promotionnaire moi la TS2F classe pilote et lui la TS1.

Aminata
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Hello Djiby, merci pour votre témoignage. Décidément, ces deux ont marqué plus d'un au lycée et à l'université :-)

C.M.Diop
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Merci aminata homonyme de ma fille aînée qui a 5 mois,pertinente analyse , fière de vs 3 Thierno talla et toi aminata.bonne continuation je vs admire vraiment je peux vs garantir que j'ai tout lu et je me suis pas ennuyée au contraire que du plaisir.

Aminata
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Hahaha. Merci d'avoir tout lu Marcodou et des bisous à mon homonyme :-)

fall
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Article très riche, très intéressant, qui mérite d'être dans nos journaux, merci Aminata
pour ma part, je vais essayer de lire ces livres, j'avais pu lire le discours de la méthode au lycée mais je vais recommencer...

Aminata
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Allez Pape, je vous encourage fortement à le relire. Merci d'avoir tout lu :-).

Ndeye Khar
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Fière en tant qu'ancienne élève (classe pilote TS2F 2004) du lycée Seydina Limamoulaye de la même promo que Talla. Je connais bien ce dernier car ayant partagée avec lui de la 6eme à la seconde S1.
il a été toujours bien, travailleur, je lui souhaite pleins de succès pour le reste et à Thierno aussi.

Mes remerciements à vous Aminata pour ce beau texte, aussi long soit il, je ne me suis pas encore rassasiée car je sais qu'il reste beaucoup à dire.

Au gouvernement de faire son travail et de penser au retour de ses brillants fils.

Vos questions sont à réfléchir car être patriote va au delà de rester chez soi sans aucun apport et de crier au patriotisme. Nous qui avions choisi de revenir l'état n'a rien proposé en terme de politique d'insertion, on se rabatte au secteur privé (avec des entrepreneurs du pays) qui fait son chemin.

Aminata merci encore pour vos textes (je vous suis) cela va inciter la jeunesse sénégalaise à challenger car tout est possible avec le travail.

Aminata
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Hello Khar. Merci pour votre témoignage et merci d'avoir tout lu :-). Courage à vous aussi au pays.

Bouba
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Aminata je ne suis pas content de ton questionnaire. Fallait y rajouter "où va le pays quand une personne journaliste de formation dirige petrotim quand des talents du pétrole décrits ci-dessus peinent à trouver des opportunités dans leur pays d'origine?"

Aminata
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C'est vrai Bouba :-). Mais restons positifs, ce n'est pas trop tard d'aller chercher les experts de ce domaine partout où ils se trouveront.

Diouf
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Merci ça nous motive on est en France dans les grandes écoles d'ingénieurs et j'aimerai bien avoir l'adresse e-mail de ses deux ingenieurs

Aminata
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Merci Médoune pour vos commentaires.

Vous pouvez contacter Thierno et Talla via leur page fcb (en msg inbox). Ils sont réactifs aux messages.

Talla : https://www.facebook.com/talla.gueye.3591?fref=ts
Thierno : https://www.facebook.com/thierno.ly.79?fref=ts

Alassane DIAGNE
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Je suis content d'avoir lu et jusqu'à la fin. J'espère un jour voir toutes ses personnes prendre les devants de la destinée de notre pays. Toute action doit être précédée de connaissances, ces gens représentent la connaissance, naniou len djiteul si lep.
Merci

Aminata
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Merci Alassane pour votre commentaire et merci d'avoir lu jusqu'au bout :-)

Aminata
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Tu es courageux hein. Merci d'avoir lu jusqu'au bout et merci pour votre commentaire :-)

Papaly seye
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Diarama aminata. Comme la dit racine nous attendons de lire d.autres talla et thierno..

Aminata
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Merci Pape Aly. ça arrive les autres Talla et Thierno :-)

Kane
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Bonjour! Très bel article
Comment faire pour contacter nos deux grands frères ? Je suis également boursière de l'Etat du Senegal en deuxième année de prépa au Lycée Pasteur à Neuilly-sur-Seine. J'aimerai profiter de leur expérience et leur piquer toutes leurs astuces! J'espère que vous me lisez et que j'aurai un retour. A bientôt et encore félicitations pour vos parcours!

Aminata
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Bien sûr que je vous lis Khadi.

Je vous propose de les contacter via leur page Facebook (en inbox). Ils sont réactifs aux messages normalement. Si vous n'avez de réponse, faites-moi signe ici, je les relancerai.

Thierno : https://www.facebook.com/thierno.ly.79?fref=ts

Talla : https://www.facebook.com/talla.gueye.3591?fref=ts

Bon courage pour la 2ème année :-)

Kane
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D'accord je vais faire ça. Merci beaucoup :)

SALL Mamadou A.
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Très bel article Aminata, on en re-demande !!!
Je suis vraiment très fier de ces dignes fils du Sénégal. Je confirme par la même tout ce que j'ai lu sur Tierno Seydou Ly, ayant été camarades de lycée à Limamou Laye et chez "Iba" à Pikine où nous faisions nos cours de vacances. Elève humble, sérieux et très poli, son excellent parcours ne me surprend guère.
@Aminata, vraiment le pays a grandement besoin de communiquant comme vous, MERCI pour cette belle tribune.

Aminata
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Hello Mamadou. Merci à vous pour votre témoignage. Merci d'avoir eu le courage de lire ce long texte. Les autres récits de parcours arrivent bientôt :-)

Ousmane Dia
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Merci beaucoup pour ce bel article. Ca contribuera positivement à inculquer à nos jeunes frères qui font la terminale le gout de l'excellence. Thierno, on doit avoir fait le bac ensemble à Limamoulaye bien que j'ai etudié aux Lycée des Parcelles Assainies. Entre temps, j'ai quitté le Sénégal pour rejoindre les USA et faire mon doctorat en informatique. J'ai rencontré pas mal de brilliants Sénégalais qui etudient ici ou enseignent dans des prestigieuses universités. Je pense que le pays gagnerait à lire ses dignes fils etablis hors du Sénégal et qui travaillent dur pour réussir.
Merci

Aminata
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Merci beaucoup Ousmane pour votre commentaire. Oui j'espère qu'ils le liront. Oui je le dis souvent, la diaspora sénégalaise ne se limite pas uniquement aux vendeurs à la sauvette de la Tour Eiffel, ni aux modou modou de l'Italie et de l'Espagne, encore moins aux coiffeuses aux États Unis. Cette diaspora est aussi tous ces brillants jeunes qui quittent le pays pour des études supérieures à l'étranger. Ce serait également pertinent de s'intéresser à ce qu'ils font, feront, vont faire et veulent faire. Le pays et sa jeunesse y gagneront, c'est sûr :-).

Anonyme
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Félicitations Aminata, fier de voir mes jeunes frères du même lycée que moi avoir un parcours exceptionnel. Je suis dans une situation semblable car je conçois et réalise des centrales solaires pour la France qui n'est pas très ensoleillée contrairement au Sénégal mon pays d'origine. J'aurais bien aimé le faire pour mon pays mais les pouvoirs n'ont pas encore mis les moyens. À chaque fois que je fais la mise en service d'une nouvelle centrale je pense à mon pays qui est souvent dans le noir.

Aminata
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Salut Rama,

Merci pour votre témoignage. Ce n'est pas trop tard pour mettre vos compétences au profit de votre pays d'origine. Tout est une question de temps, de système et de génération. Si ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui n'ont pas encore mis les moyens, d'autres le feront. Et j'espère que ces derniers iront vous chercher vous autres qui avez ces compétences dans ce domaine :-).

serigne momar dieye
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Bonjour et merci Aminata,
Ton texte que j'ai pris le temps de lire me rappelle nos discussions à la cite Internationale de Paris, il y'a bientôt 30 ans. il 'y avait beaucoup de belles intentions et d'émotions mais à la fin beaucoup de brillants élèves se sont enlisés en France malgré leur volonté de revenir et de rendre service à leurs pays.
Thierno et talla sont super motivés et désireux d'aider leur pays et leurs familles mais ils risquent de perdre espoir avec le temps, les attitudes et les comportements de nos dirigeants et propres parents.

En tout je suis super fier en tant que banlieusard et ancien boursier FAC.

C'est dommage que mes enfants ne prennent pas le temps de lire ce genre d'articles.

Aminata
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Bonjour Serigne, merci pour votre commentaire. Ils ne rentreront peut-être jamais mais ils ne continueront à œuvrer pour le pays, à distance. Et c'est ce n'est pas rien :-).

Mary
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Aminata: J'espère que ce petit lapsus n'est pas un présage (LOL):

Ils ne rentreront peut-être jamais mais ils NE continueront à œuvrer pour le pays, à distance

Aminata
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Hahahahah. On va dire que c'est juste un lapsus et rien de plus. Je me rectifie donc :ils ne rentreront peut-être jamais mais ils continueront à œuvrer pour le pays, à distance.
Ils contribuent déjà à distance et il n'y a donc aucune raison qu'ils arrêtent de le faire (en même temps, il y a tellement de choses à faire dans ce pays ...) :-)

birou
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Une seule chose est vraie;c de laisser des traces ou un héritage pour le commun des sénégalais. Si ces hommes ont le savoir et l argent et bien au ils prennent des années sabbatiques pour aller transformer ou changer un " petit village " du Sénégal. Je me rappelle qu'un grand ingénieur en électricité au Canada;était parti dans l' autre monde sans laisser de traces pour ces concitoyens. Le savoir ne vaut que s'il est partagé.

Aminata
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Hello Birou,

Ils vous lisent donc ils verront votre conseil. Pour ma part, je pense qu'ils réalisent déjà des projets (à leur échelle) et ils partagent également leurs connaissances :-).
Merci pour votre commentaire.

tibou
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salut minata.ah ce que je vois ta eu énormément ce commentaires pour ce billet.ca prouve à quel point tu es lue.tu écris super bien.bravo.mais au fait j'ai une inquiétude.j'ai déjà lu ce billet là ou alors un billet qui y ressemble trait pour trait.je ne m'en souviens d'ailleurs pas très bien.je ne sais plus si c'est sur mondoblog ou pas?éclaire ma lanterne..tu as plusieurs blogs?ta déjà publié vraiment cet article?ou est-ce une suite à ce que j'avais lu auparavant.merci.

Aminata
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Hello Tibou,

Merci pour ton commentaire. J'avais écrit un premier billet sur les "actuels pensionnaires polytechniciens sénégalais". Celui-ci est une suite on va dire. Et il y en aura d'autres qui vont suivre, toujours sur le même thème. Non je n'ai pas plusieurs blog :-). Si tu as lu ce billet ailleurs qu'ici, c'est qu'on a dû le copier d'ici (c'est arrivé plusieurs fois :-)). Sinon oui oui, c'est moi qui l'ai écrit!
Le premier billet est là : https://leregardeminatag.mondoblog.org/2016/07/25/lexcellence-senegalaise-a-polytechnique-paris/

A bientôt.

Bamba
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Super article comme on n'en voit rarement de nos jours. Leur parcours universitaire me rappelle à des similitudes le mien en France. Dommage que nos dirigeants ne comprennent pas que tous ce que ces jeunes peuvent leur apporter à l'heure où le pays rencontre des difficultés dans la plupart des secteurs scientifiques et techniques.
Comme l'a dit un post plus haut, c'est pénible de réaliser des prouesses pour d'autres pays alors que l'on pouvait le faire pour le nôtre. C'est la même chose pour moi qui suit responsable performance industrielle dans une grande entreprise automobile mondiale après des études d'ingénieurs en Génie Industriel et qui regrette chaque jour de pas pouvoir mettre mes acquis pour mon beau pays.
Félicitation aux deux compatriotes pour leur parcours exceptionnel et à Aminata pour cet article tellement pertinent.

Gomis
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C'est vrai l'Afrique souffre. De part mon pays je voyage bcp, et très sincèrement je suis stupéfait de croiser autant de businessmen ( caucasien), polytechniciens invités par le gouvernenement sénégalais et de d'autres pays africians. Tous des blancs, rarement des enfants du continent disposant parfois des mêmes parcours, moi je m'intérroge
peut êytre la qualité est mal posée, au lieu de demander ce que nous pouvons faire à notre pays faisons les sans attendre l'appui d'un gouvernement quel qu'il soit.

Aminata
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Hello Gomis,

Hum, si le gouvernement invite des businessmen "caucasien" comme vous les appelez, pourquoi il n'inviterait pas ses fils businessmen ? Puis rares sont ceux qui attendent le gouvernement. Ici dans ce billet, Thierno et Talla sont déjà dans l'action. Ce serait un plus si le gouvernement les appelle. Autre chose aussi (toujours à mon avis ): c'est bien beau de dire n'attendons pas le gouvernement. Soit. Je suis de cet avis, il ne faut pas l'attendre. Par contre, il faut savoir exiger un dû. C'est aussi le devoir du gouvernement d'appeler, de récupérer, de privilégier les compétences sénégalaises. Nous avons aussi le droit de réclamer qu'il mette aux postes clés des sénégalais compétents. Et puis à force de dire n'attendons pas le gouvernement, on leur donne carte blanche de faire ce qu'ils veulent avec qui ils veulent ...

Aminata
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Je comprends votre frustration. La connaissance ne se perd jamais donc la votre peut toujours servir au pays, même si cela prendra du temps. Merci pour votre témoignage et commentaire Bamba.

Moustapha diaw
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Mes félicitations à Thierno et Talla. Je lui souhaite encore plus de réussite. Mais poursuivons la réflexion ceux qui vont ailleurs pour monayez leurs talents ne sont pas moins patriotes que ceux restes au pays essayant dans un environnement souvent difficile de se frayer un chemin.
Oui à la prospection à l'extérieur pour pêcher des compétences complémentaires. Mais si le besoin peut être satisfait par des gens déjà présents sur le territoire national pourquoi aller loin. Je pense à un Baba Diaw. Et certainement Il y en a d'autres quo ont ete de ceux ayant contribue à la découverte récente de pétrole au Sénégal. Ils contribueront aussi à sa gestion rationnelle au bénéfice des interets du Senegal. J'ai fait une partie de mes études à l'étranger. A l'époque j'avais les bouchées doubles pour ne rester là-bas que le temps strictement nécessaire. Mais ce n'est pas une raison pour penser que je mérite une prime par rapport à ceux qui ont tout fait au pays et qui malgre tout ont réussi et sont restés utiles à leur communautés. En outre si nécessaire le Sénégal peut aller vous chercher mais vous aussi essayer de vous positionner. La generidute et lhumilite fiicent pousser a aller vers lautre et non attendre que lon vienne vers vous! Des relations dans les 2 sens. Nul n'est indispensables.

N'utilisez pas votre situation comme un passe droit. Beaucoup de politiciens actuels l'ont fait!
Enfin, il faut arrêter de rêver. Citoyen du monde est un mythe. L'exemple de Thierry ou Talla à L'ONERA le montre. A l'heure du BREXIT, c'est devenu une évidence que c'est la montée des relevés identitaires nationalistes malgré la chute du mur de Berlin. Mes séjours aux USA en Grande Bretagne montrent aussi qu'à chaque fois il y a des barrières.

Merci et bonne continuation.

Moustapha

Aminata
Répondre

Hello Moustapha,

Dans le billet je précise bien qu'il faut privilégier/exploiter/récupérer les meilleurs qu'ils soient au Sénégal comme dans la Diaspora. Ceux qui sont à l'extérieur ne sont pas plus méritants qui ceux sont restés et vice versa. Il ne doit pas y avoir de débat sur point là. On parle de l'excellence sénégalaise quelque soit le lieu où elle se trouve. Autre chose : personne n'attend le gouvernement. Ici dans ce billet, Thierno et Talla sont déjà dans l'action, ce serait un plus si le gouvernement les appelle. Ceci étant, cela ne doit pas être une raison de ne pas demander au gouvernement de faire son devoir : appeler ses fils compétents/experts dans certains domaines au lieu de faire appel à la main d'oeuvre étrangère. La notion de citoyen du monde est assez complexe et profonde pour en débattre ici :-).

Merci pour pertinents commentaires :-). Au plaisir ...

Gomis
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Bravo Thierno, et Talla, à travers ce bel article, je sens bcp d'humilité et l'envers